
Dadá Maravilha, né Dario José dos Santos le 4 mars 1946 à Rio de Janeiro, est un ancien avant-centre brésilien dont le parcours atypique vers la célébrité a fait de lui l’une des personnalités du football les plus reconnaissables du pays. Il a débuté dans les équipes de jeunes de Campo Grande, un club de Rio, et s’est fait connaître après avoir rejoint l’Atlético Mineiro en 1968. Son puissant jeu de tête, son instinct dans la surface de réparation, son saut exceptionnel et ses longs cheveux remarquables donnaient à son football une dimension théâtrale. Le surnom « Dadá Maravilha » est devenu indissociable de ses buts comme de son image publique flamboyante.
À l’Atlético, Dario a joué un rôle central dans l’un des premiers grands succès du club. Lors du Campeonato Brasileiro 1971, il a terminé meilleur buteur de la compétition avec 15 buts et a aidé l’Atlético Mineiro à remporter son premier titre national brésilien. Le titre a été acquis grâce à une victoire 1–0 contre Botafogo au Maracanã, Dario inscrivant le but décisif. Son passage à l’Atlético lui a également apporté des titres de Campeonato Mineiro en 1970, 1971 et 1972. Il demeure parmi les meilleurs buteurs de l’histoire du club, un bilan qui reflète bien davantage qu’une brève période de réussite.
Sa carrière en club s’est étendue à travers le Brésil plutôt que de suivre un unique port d’attache permanent. Après ses passages à l’Atlético Mineiro, il a porté les couleurs de Flamengo, Sport, Internacional, Ponte Preta, Paysandu, Náutico, Bahia, Goiás, Santa Cruz et d’autres équipes. À l’Internacional, il faisait partie de l’effectif qui a remporté le Campeonato Brasileiro 1976. Cette mobilité a contribué à faire de lui une figure nationale : des supporters de plusieurs régions ont découvert le même spécialiste, dont le style était direct, physique et sans relâche axé sur la conclusion des occasions. Il n’a jamais été célébré comme un attaquant complet au sens classique ; sa renommée reposait sur une personnalité de buteur immédiatement identifiable et sur sa volonté d’embrasser le spectacle.
Sur le plan international, Dario a été sélectionné par l’entraîneur Mário Zagallo dans l’équipe du Brésil pour la Coupe du monde 1970 au Mexique. Le Brésil a remporté le tournoi, mais Dadá n’a disputé aucun de ses six matchs. Sa sélection l’inscrit néanmoins dans l’histoire d’une génération brésilienne célébrée, même si sa contribution au tournoi est venue depuis le banc.
Au-delà des statistiques, Dadá est resté célèbre pour une maxime souvent formulée en portugais ainsi : « Il n’y a pas de but laid ; ce qui est laid, c’est de ne pas marquer. » Cette phrase résume la logique de sa carrière : celle d’un avant-centre jugé sur le fait que le ballon franchisse la ligne, et non sur la construction esthétique de l’action. Après sa retraite, il est resté présent dans les médias brésiliens et la culture du football, racontant des anecdotes de ses années de joueur lors d’interviews, d’apparitions télévisées et d’événements publics à travers le Brésil.






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