Ari Aster
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Ari Aster

Ari Aster est un cinéaste, scénariste et producteur américain connu pour avoir écrit et réalisé les films d'horreur Hérédité (2018) et Midsommar (2019), tous deux distribués par A24. Il a réalisé la comédie noire Beau Is Afraid (2023), avec Joaquin P

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Ari Aster est un cinéaste et scénariste américain dont les longs métrages ont rendu l'horreur psychologique exceptionnellement attentive au deuil, à l'histoire familiale, au rituel et à la désintégration émotionnelle. Né le 15 juillet 1986 à New York, il a étudié au College of Santa Fe avant d'obtenir un MFA à l'American Film Institute Conservatory. Ses premiers courts métrages, dont The Strange Thing About the Johnsons (2011) et Munchausen (2013), révélaient déjà son intérêt pour la cruauté domestique, les renversements troublants et un malaise soigneusement maîtrisé. Le long métrage qui a révélé Aster, Hérédité (2018), suit Annie Graham, incarnée par Toni Collette, après la mort de sa mère secrète. Le film transforme la maison d'une famille en deuil en un lieu de terreur surnaturelle grandissante, tandis que son conflit central porte sur le traumatisme héréditaire et la crainte que l'identité personnelle soit moins autonome qu'elle n'en a l'air. Aster a écrit et réalisé le film, produit par la société indépendante A24. L'interprétation de Collette, les pièces miniatures et la violence soudaine du film sont devenues des éléments particulièrement marquants de sa réception critique. En 2019, Aster a sorti Midsommar, avec Florence Pugh dans le rôle de Dani Ardor, une étudiante américaine en cycle supérieur dont la relation est déjà en train de s'effondrer lorsqu'elle se rend avec son petit ami Christian et ses amis dans une commune suédoise isolée. Contrairement à l'obscurité de Hérédité, Midsommar se déroule en grande partie en plein jour. Ses images florales lumineuses et ses cérémonies communautaires contrastent avec l'isolement de Dani, puis brouillent progressivement la frontière entre attention et coercition. Le film utilise le récit d'une rupture pour examiner l'appartenance, la dépendance et le danger séduisant de communautés qui promettent d'absorber le deuil. Son troisième long métrage, Beau Is Afraid (2023), étend ses angoisses dans une tragi-comédie d'un surréalisme inhabituel. Joaquin Phoenix interprète Beau Wassermann, un homme profondément anxieux qui tente de rejoindre le domicile de sa mère après une mort inattendue. Son voyage traverse des rues urbaines hostiles, un foyer de banlieue, une production théâtrale en forêt et un paysage psychologique élaboré. Aster associe anxiété, culpabilité, contrôle maternel et absurdité plutôt que de présenter l'expérience de Beau comme une intrigue d'horreur conventionnelle. L'ampleur et la structure épisodique du film révèlent également sa volonté de poursuivre des idées formellement indociles. Bien que son travail soit souvent commercialisé comme de l'horreur, Aster situe à plusieurs reprises la terreur dans des obligations ordinaires : s'occuper de ses parents, rester dans une relation qui échoue ou chercher l'approbation d'un membre de la famille inaccessible. Ses films sont des constructions singulières, et non des cauchemars interchangeables, car leurs chocs naissent de l'histoire privée des personnages et des systèmes sociaux qui les entourent. Cette combinaison a fait de lui une voix contemporaine majeure d'un cinéma psychologiquement ambitieux.

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