
Vivarium est un thriller de science-fiction de 2019 réalisé par le cinéaste irlandais Lorcan Finnegan et écrit par Garret Shanley. Le film met en vedette Imogen Poots dans le rôle de Gemma et Jesse Eisenberg dans le rôle de Tom, un couple cherchant à acheter leur maison. Leur recherche les emmène dans un lotissement de banlieue d'une uniformité troublante appelé Yonder, où chaque maison individuelle est peinte de la même couleur vert menthe et où les rues semblent sans issue. Au bureau des ventes, ils rencontrent Martin, interprété par Jonathan Aris, dont la politesse rigide et les manières étranges les déstabilisent. Martin leur montre la maison numéro 9, puis disparaît, laissant Gemma et Tom bloqués. Ils traversent des rues identiques mais reviennent toujours à la même propriété. Leurs tentatives de s’échapper à pied, en voiture et en creusant sous la cour échouent, transformant le voyage d’achat d’une maison en confinement. Une boîte arrive avec de la nourriture et le message « Élevez l'enfant et soyez libéré ». Peu de temps après, un autre colis contient un petit garçon. L'enfant grandit à un rythme anormal, imite des voix et pousse un cri perçant lorsqu'il est frustré. Bien que Gemma et Tom résistent à le traiter comme leur fils, ils sont contraints d'assumer le rôle qui leur est assigné par le système invisible qui entoure Là-bas. Senan Jennings incarne le garçon sous sa forme d'enfant ultérieur, tandis que Danielle Ryan apparaît comme une figure associée au mécanisme caché du développement. Le titre fait référence à un vivarium, un espace clos destiné à conserver et observer des organismes vivants. Le film de Finnegan utilise cette idée littéralement et métaphoriquement : Gemma et Tom sont placés dans un habitat contrôlé, pourvus du nécessaire mais privés de liberté. L'architecture répétée, le ciel artificiel et les aliments emballés créent un cadre qui ressemble plus à une banlieue modèle qu'à une communauté fonctionnelle. Vivarium a été présenté en première mondiale dans la section Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2019. Il a ensuite atteint le public grâce à des sorties en salles et en numérique en 2020. L’image du film – un ensemble infini de maisons assorties – relie son horreur à une anxiété concernant les aspirations suburbaines, les routines de consommation et l’attente que l’âge adulte suive un chemin domestique prédéterminé. Plutôt que de présenter un monstre conventionnel, il fait de la captivité du couple elle-même une menace. Tom d’Eisenberg réagit au piège avec colère et travail obsessionnel, en particulier en s’efforçant de creuser un trou dans le jardin. Poots donne à Gemma une trajectoire différente : elle se concentre de plus en plus sur la compréhension du garçon et du monde qui l'a produit. Leurs réponses contradictoires approfondissent le portrait d’une relation soumise à une pression impossible.
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Labyrinthes et horreur !
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